On peut consommer des produits venant du monde entier à n’importe quelle saison : des tomates en hiver, des cerises en février ! Mais d’où viennent ces produits ? Quel est l’impact pour notre planète et pour notre santé ? Et si nous favorisions les circuits courts ?

Les circuits courts de distribution des produits alimentaires se caractérisent par la proximité entre producteurs et consommateurs. Cette organisation, si elle ne date évidemment pas d’hier, connaît depuis quelque temps un fort regain d’intérêt. Pour les premiers, elle peut répondre au souci de récupérer une partie de la valeur ajoutée largement concédée aux industries de la transformation et de la distribution. Les seconds y voient, eux, le moyen de retrouver un contact direct avec le producteur, de disposer de produits de meilleure qualité et de soutenir des formes d’agriculture alternatives. Cette re-localisation de l’économie répond enfin à la préoccupation écologique de diminuer les dépenses énergétiques et au souci de maintenir des emplois en milieu rural (Dossier transrural, n°313, juillet 2006). Les habitants de la région grenobloise sont de plus en plus sensibles à la provenance des produits alimentaires qu’ils achètent. D’après une étude du journal local « Les Antennes » de mai 2009, plus de 73% disent faire attention à la provenance des produits.

 

Des tomates pour la Saint-Sylvestre ?

Les tomates que nous consommons depuis le début de l’année viennent principalement d’Espagne, du Maroc puis depuis quelques années de Pologne ou de Hongrie, d’après le ministère de l’agriculture. En France, les tomates poussent de mai à octobre. Pour réduire l’empreinte écologique de notre consommation, consommons des fruits et légumes de saison et réduisons le transport ! En consommant des produits locaux, donc de saison, nous réduirons le nombre d’intermédiaires pour distribuer les produits. Les producteurs toucheront donc directement le prix d’achat.

 

Un fruit importé hors saison par avion

consomme 10 à 20 fois plus de pétrole

que le même fruit produit localement

– Fondation Hulot

 

Des tomates qui ont le goût des tomates !

Les produits issus des circuits courts sont souvent des produits de qualité et de saison qui présentent plusieurs avantages :

  • Des produits variés qui ont le goût et le caractère de leur terroir !
  • Sains et nutritifs, ils nécessitent peu ou pas de traitement et d’engrais chimiques. Moins de route, donc moins de conservateurs !
  • Des produits frais et même ultra frais, puisque seulement quelques heures séparent la cueillette de la mise à la vente !
  • Et enfin, une diminution de la pollution du au transport des produits du lieu de production à l’étalage !

 

Circuit Court : écologique, local et équitable

Le circuit court met en avant trois valeurs essentielles dans l’économie sociale et solidaire. Local par définition, le circuit court est aussi écologique, grâce à la réduction du transport et des conservateurs. Il respecte également un des principes de base du commerce équitable, puisque la majeure partie du prix des produits est directement reversée au producteur !

 

Ne pas confondre produits du terroir et produits locaux

Les produits du terroir sont souvent labélisés, par un AOC pour le vin par exemple. Ces produits du terroir sont donc vendus partout dans le monde et on ne parle plus alors de circuit court. Ces produits sont vendus par un grand nombre d’intermédiaires. Chacun d’entre eux devant se dégager une marge, le producteur ne reçoit du prix final qu’une infime partie. Les produits locaux, quant à eux, sont directement vendus du producteur au consommateur sans intermédiaire ou presque.

 

Source Réseau SOL , AlpeSolidaires.org

 

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